AccueilCalendrierFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion

Partagez | 
 

  ⏳ Prologue ⏳

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Silfy
Admin
avatar

Messages : 48
Date d'inscription : 02/05/2015

MessageSujet: ⏳ Prologue ⏳   Dim 3 Mai - 21:58

Force et mensonge pour les ténèbres,
Obéissance et clairvoyance pour la lumière,
Yalimen, dieu de la vie, sépara les deux royaumes ainsi.
Oracle du temps que je suis, dévoile aujourd’hui ma prophétie.
Un soir où soleil et lune convieront nymphes et loups à la fête.
Chaque astre mettra au monde son nouveau prophète.
A l’aube d’un 25ème printemps, la guerre millénaire prendra fin,
La source du conflit par cet acte disparaitra enfin.
Yalimen le grand en sera le principal intéressé,
Par sa puissance, feu et vent seront ainsi maitrisés
Seigneurs et magiciens d’Estoryana, contemplez des élus ce nouveau combat,
Où des deux n’en restera plus qu’un scellant ainsi le destin d’Estoryana.

Ainsi parla Séléné, oracle du temps, avant de s’éteindre telle une étoile. Séléné était la plus belle des femmes tel le fut Hélène de Troie en son temps, mais elle était également la plus crainte car ses prédictions s’avéraient toujours exactes. Lasse de cette guerre millénaire opposant la Lumière aux Ténèbres, elle dévoila une dernière prophétie qui en déterminera l’issue. Deux enfants devaient ainsi naitre, l’un issu de la Lumière, l’autre des Ténèbres, la même année, le même mois, le même jour, à la même heure. Dès lors, les combats se firent plus intenses, afin d’éliminer l’un des deux élus, au nom de Yalimen, le dieu qui engendra Estoryana. Mais quand ces prophètes devaient-ils éclore ? Séléné emporta ce secret avec elle.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://histoiresdesilf.forumactif.org
Silfy
Admin
avatar

Messages : 48
Date d'inscription : 02/05/2015

MessageSujet: Re: ⏳ Prologue ⏳   Dim 3 Mai - 22:10

Prologue

         Tout commença un lundi matin. Le soleil était déjà levé depuis quelques heures, les oiseaux fredonnaient leur mélodie quotidienne sur le rebord de la fenêtre d’un duplex de la banlieue de Hanau. Une jeune femme se laissait bercer par le murmure du vent, caressant les vitres, les rideaux dansant gracieusement à son contact. D’un geste machinal, elle tourna la tête, repoussa une longue mèche blonde de son visage avec sa main droite et tendit avec difficulté son bras gauche encore endormi, essayant tant bien que mal d’agripper le réveil matin posé auprès de son lit. Écarquillant les yeux, elle eut du mal à réaliser qu’il était déjà 9h15 passé. Horreur, panique, il était déjà si tard et elle n’était pas du tout prête pour le travail. Elle se dépêcha alors de sauter hors du lit, manquant d’ailleurs de tomber la tête la première dans sa penderie, prit les premiers vêtements lui faisant face, se passa de l’eau sur le visage ainsi qu’un coup de peigne, avant de se brosser les dents comme n’importe quelle personne de ce monde. Cette jeune femme se nommait Cali Slemens, et elle était encore en retard pour le travail.

N’ayant pas même le temps de manger un morceau, elle courut vers la porte d’entrée, claudiquant après s’être cognée le gros orteil contre le seuil de la porte, adressant un geste amical au passage à Merlin, son chien. Celui-ci ne semblait pas inquiété outre mesure de sa panique, préférant de loin continuer à dormir plutôt que d’aboyer à tout va pour lui souhaiter bonne chance, voire pour solliciter un peu de calme. Après avoir réussi à rattraper son bus, elle courut encore et toujours vers le bureau. Cali travaillait au Time Post, le journal le plus populaire du pays mais elle n’avait jamais su comment elle avait accédé à ce poste, et depuis près de deux ans, elle rédigeait le courrier du cœur, répondant aux questions d’hommes et de femmes cherchant désespérément des réponses à tous leurs problèmes. Sa rubrique faisait partie des plus populaires du journal et aujourd’hui, une réunion réunissant tous les chroniqueurs des rubriques secondaires devaient avoir lieu à 9h, ce qui lui donnait un retard, à présent, de près de 45 minutes.


- Toujours en retard Cali! Pourtant, on ne te demande de n’être présente que pour assister aux réunions, tu pourrais au moins faire un effort ! railla Alexandra, la secrétaire

- Je sais, je sais ! Ils sont de quelle humeur ?? demanda Cali gênée

- Comme d’hab, ironisa-t-elle. Dépêche- toi !


         Et comme à chaque fois, son entrée ne se fit pas dans la plus grande discrétion.  L’équipe à laquelle appartenait Cali comptait cinq membres, tous peu étonnés de cette intrusion tardive, Grant Scorff, le directeur du journal, siégeait au centre et à sa droite, Matthew Kaldor, son « second ». Lui se chargeait de superviser les équipes et deviendrait le nouveau directeur du Time Post dès que Grant Scorff partirait en retraite. M.Kaldor aimait par-dessus tout humilier la pauvre jeune femme devant les collègues, se moquant de ses retards en prétextant qu’elle n’avait pas passé la nuit seule, à croire qu’être célibataire était une tare pour ce Casanova de pacotille. Cali n’appréciait pas ces petits sous-entendus douteux, et il pouvait le ressentir, ce qui à fortiori lui donnait envie d’en remettre une louche. Heureusement, M.Scorff les remettait toujours dans le droit chemin avant que la réunion ne finisse en liberté verbale.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://histoiresdesilf.forumactif.org
Silfy
Admin
avatar

Messages : 48
Date d'inscription : 02/05/2015

MessageSujet: Re: ⏳ Prologue ⏳   Dim 3 Mai - 22:16

Malgré son arrivée tardive, Cali assista au principal, fut réprimandée, et regagna son bureau dans lequel elle ne mettait quasiment jamais les pieds, préférant de loin travailler chez elle ou dans son café favori, l’avantage de n’utiliser qu’un ordinateur et une connexion internet comme outil professionnel. Parmi ses amis, Mélanie Potissec, rousse, un charme apparent mais pas comparable à un mannequin, amatrice d’art et grande fan de John Beckley, artiste peintre contemporain. Célibataire, grande gamine, râleuse de première, elle restait persuadée que « l’art est le vecteur d’orientation de l’homme sur ses choix de vie ». L’art sous toutes ses formes était ainsi son domaine de prédilection, il n’était pas étonnant ainsi de la savoir rédactrice de la rubrique culturelle. Son humeur de chien tapait parfois sur le système de ses collègues, mais elle restait une amie dévouée de Cali, la défendant contre ses patrons, et fière de ses idées. Son dynamisme motivait avant tout l’équipe, du moins, lorsqu’elle se décidait à faire bouger les choses ou à rédiger ses articles.

Estevan Johnson, blond, plutôt joli garçon avec sa paire de lunette discrète, était surement la personne avec qui Cali s’entendait le mieux. Non seulement il était charmant physiquement, mais en plus, il possédait de l’esprit, ce qui changeait des autres personnes que la jeune femme ait pu côtoyer jusqu’ici. Ils parlaient beaucoup de la société, mais surtout des phénomènes paranormaux qui subsistaient dans cette ville. Il s’intéressait énormément aux faits divers marquants, laissant entrevoir des actes plutôt incompréhensibles, miraculeux. Il ne semblait pas un fervent croyant de l’existence d’une race supérieure dans l’espace, néanmoins, il pensait dur comme fer que des hommes possédaient des pouvoirs surhumains. Son enthousiasme et ses certitudes intriguaient Cali au plus haut point.

Enfin, la personne qu’elle haïssait le plus dans ce service restait Anna Trintigo. Cette femme avait réussi à accéder à un des postes les plus importants avec un salaire défiant toute concurrence en un temps record. Elle s’occupait, entre autre, de classer les articles, de s’assurer du bon déroulement des écritures et des informations. Cali restait persuadée que ses atouts physiques et ses messes basses avec Matthew Kaldor (et plus y affinité) avait beaucoup joué dans son ascension dans le métier. Elle la détestait et c’était réciproque, c’est pourquoi Cali préférait rester chez elle pour lire les courriers et rédiger ses articles, au calme, et sans devoir supporter les entourloupes et minauderies d’Anna pour obtenir une promotion. Ce jour là, dès qu’elle eut finis d’écrire son article, elle le déposa sur le bureau de sa patronne et partit aussitôt vers la rue commerciale de la ville, pour rejoindre son amie d’enfance.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://histoiresdesilf.forumactif.org
Silfy
Admin
avatar

Messages : 48
Date d'inscription : 02/05/2015

MessageSujet: Re: ⏳ Prologue ⏳   Dim 3 Mai - 22:32

Dans le centre de Hanau existait toute sorte de boutiques, des plus utiles jusqu’au plus étranges. Dans l’une d’elle, la population trouvait de tout et n’importe quoi, grâce à la meilleure amie de Cali, Lucca Séréna. Du parfum enivrant, des mets rares, des potions et coctions connues d’elle seule, son magasin était une véritable mine d’or pour les gens amateurs de la médecine naturelle. Depuis quelques années, la mode revenait aux valeurs simples, aux recettes de grand-mère, à l’ancien temps en somme, c’était d’ailleurs pour cette raison que le magasin fonctionnait si bien.


- Tiens, Cali ! Comment ca va ma grande ?

-  Pas trop mal, je sors du boulot donc t’imagines mon état, déclara Cali légèrement dépitée

- Encore Anna et Matthew, je suppose ?

-  Gagné ! Je te jure, je ne les supporte plus ces deux là. Enfin bref, parlons d’autres choses, comme de ma commande… spéciale, chuchota la jeune chroniqueuse.

- Pas besoin de parler à voix basse, il n’y a personne dans le magasin, en plus j’allais fermer.


Lucca, 24 ans, rousse et d’une très grande beauté avec ses jambes élancées. Cali la connaissait depuis  bien longtemps, près de 18 ans. Bien que d’origine gitane, elle avait vécu son enfance dans la maison de Cali, jusqu’à ce que chacune prit la voie de l’indépendance durant cinq longues années pour finalement se retrouver il y a deux ans. Personne ne l’avait jamais vu dans les bras d’un homme ou enjôler un bel inconnu, à croire qu’elle avait envie de rester célibataire toute sa vie et le peu de personne qui la connaissait vraiment la décrivait comme sarcastique, mystérieuse et aventurière. Néanmoins, un détail physique intriguait tous ses clients : ses yeux vairons.  Peut être était-ce son regard qui l’avait persuadé de fuir les hommes, pourtant Lucca n’avait pas l’air d’être complexée. Son œil droit n’était pas un œil de verre alors que son iris n’était pas de sa couleur originelle et plutôt inhabituelle. Aucune chirurgie n’aurait pu réaliser un tel travail donc il ne lui était pas des plus faciles d’expliquer la cause de cette caractéristique pour le moins particulière. Son œil gauche couleur de jade contrastait avec son iris droit d’un rouge vermeil captivant ainsi tous les regards. Lucca emmena son amie à l’étage pour lui remettre son colis, fouillant dans des montagnes de cartons et autres boites poussiéreuses et contenant des objets plutôt insolites et ésotériques.


- Où est-ce que j’ai rangé ce truc là ?

- Pitié ! Dis-moi que tu l’as ! C’est une commande spéciale, s’impatienta Cali

- C’est bon, je te fais marcher ! Relax !

- Je te jure, ca me stresse ! Je dois encore tout mélanger, la cuisson est très longue et je vais surement y passer mon après midi, bougonna la chroniqueuse

- Ah, c’est bon je l’ai ! Et pas la peine, je l’ai faite ta potion !

- T’es un amour, Lucca ! Ce n’est pas pour rien que tu es ma meilleure amie ! s’exclama Cali en se jetant dans ses bras

- Je sais ! Hum, Cali, si tu as un moment, j’aimerais que tu t’asseyes deux minutes, je dois te parler de quelque chose de très important, répliqua Lucca, la voix terne. Ce n’est encore qu’une rumeur mais je pense qu’il vaut mieux y prêter attention…


Alors que Cali s'asseyait, montrant une pointe d'inquiétude dans son regard, Lucca se mordait la lèvre, cherchant apparemment par quel bout commencer.


- Il y a 3 jours, un groupe de neuf personnes a été retrouvé mort près d’ici, tu te souviens ?

- Oui, les médias n’ont pas arrêté d’en parler. Un meurtre peu banal parait-il, il y aurait eu des marques de brulures sur les corps mais pas de coups de feu… Mais les pompiers et la police n’ont jamais déterminé leur cause, comme si ces brulures étaient apparu de nulle part.

- Des sorciers... Ces cadavres sont ceux de sorciers…

- Quoi ?coupa Cali stupéfaite. Mais attend, c’est impossible, tu divagues là. Comment neufs sorciers auraient pu être décimés comme ça, en pleine rue et surtout... ici, à Hanau?

- J’ai eu confirmation. Je sais de source sure que le clan Maderlitch est à l’origine de ce massacre, mais ils ont perdu certains de leurs hommes durant la bagarre. Ce n’est qu’une supposition, mais si des membres du clan Filadelf ont été assassinés dans le lot, tu as à craindre également pour ta vie, observa Lucca

- Tu n’as pas à t’inquiéter Lucca, tu sais très bien que je suis extrêmement prudente en ce qui concerne ma vie, et ma famille aussi, rassura Cali d’une voix douce et calme.

- Je sais mais, cette fois ci, la chasse aux sorcières a commencé à Hanau, et ca ne sera pas pour les mêmes raisons que le maccarthysme de 1950 aux Etats-Unis, et surtout, ca n’aura pas les mêmes conséquences…

- Ne t’en fait donc pas ! Bon, je dois y aller. Mon commanditaire devrait arriver d’ici deux petites heures. Merci pour tout Lucca et pour ce qui est du clan Maderlitch, je sais me défendre. 


Les  Maderlitch, les plus puissants sorciers de l’union des Ténèbres … Cali les détestait et simultanément, les craignait. Mais elle avait d’autres préoccupations qu’un groupuscule mystique et malgré les avertissements de Lucca, Cali se contenta de lui sourire et de la saluer une dernière fois avant de repartir pour son appartement.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://histoiresdesilf.forumactif.org
Silfy
Admin
avatar

Messages : 48
Date d'inscription : 02/05/2015

MessageSujet: Re: ⏳ Prologue ⏳   Dim 3 Mai - 22:42

Enfin arrivée au septième étage de son appartement, elle surprit dans le couloir son voisin de palier, Foy Dupont, dans les bras d’une femme au goût vestimentaire peu acceptable.


- Tu es si drôle Foy chéri ! J’ai passé un après-midi des plus exquis, minauda la jeune femme légèrement vêtue

- Tu devrais pourtant savoir que je suis le meilleur, Gina, répliqua Foy Dupont 


Ils flirtaient devant la porte, comme si de rien n’était, ce qui était pour le moins inconvenant, et assez vulgaire aux yeux de sa voisine. Foy Dupont avait emménagé la même année que Cali dans l’appartement d’en face, soit il y a environ un an et demi. Celle ci ne supportait pas cet homme arrogant, imbu de sa personne, et dénué de courtoisie. Et pour ce qui s’agissait des femmes, la pauvre Cali avait le droit à un défilé perpétuel avec en plus du visuel, le sonore qui allait avec et pourtant, les murs étaient épais.


- Passe quand tu veux Gina.

- Bien sûr mon chéri ! A bientôt ! répondit Gina dans un battement de cil. 


Elle s’en alla, laissant tomber entre temps un vieux mouchoir usager devant la porte de Cali Slemens qui n’en revenait pas de ce manque flagrant d’éducation. Enfin, ce qui fit déborder le vase, c’est avec quelle désinvolture cette Gina la bouscula sans s’excuser pour rejoindre l’ascenseur.


- M. Dupont ! J’ai deux mots à vous dire, intervint Cali folle de rage.

- Que me vaut l’honneur de vos nouvelles réprimandes, Miss Slemens ?

- Que vous preniez cet immeuble pour un hôtel de passe, je peux « encore » l’accepter puisque tout se déroule dans VOTRE appartement, mais que vous preniez le couloir pour un dépotoir, là, vous m’en demandez trop ! vociféra-t-elle.

- Pour un malheureux mouchoir, vous allez me dénoncer ? Voyons Miss Slemens, regardez, je ramasse ce mouchoir et on n’en parle plus.


Foy Dupont prenait un malin plaisir à énerver sa voisine, car à chaque petit écart de sa part, elle partait au quart de tour et cela l’amusait énormément


- C’est la dernière fois que je laisse passer vos frasques, la prochaine fois, j’appelle le propriétaire.

- Je ne loue pas cet appartement, tout comme vous ne louez pas le vôtre, alors vous ne pourrez rien me faire, et appeler les flics pour un mouchoir risque de vous causer plus d’ennuis qu’à moi-même.

- Tachez au moins de faire moins de bruit la nuit, il y a des gens qui aimeraient bien dormir !

- Hum, vous semblez vraiment avoir des nuits très palpitantes, rétorqua-t-il d'un ton moqueur.

- Il y a des gens qui travaillent contrairement à d’autres, et puis ca ne vous regarde pas ! Au revoir M. Dupont.

- Au fait, puisque je prends cet immeuble pour un hôtel de passe, je peux vous poser une question ? questionna Foy.

- Qu’y a-t-il ?

- Vous prenez combien pour la nuit ? interrogea-t-il d’un ton sarcastique.

- Comment ? Espèce de… bégaya-t-elle. 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://histoiresdesilf.forumactif.org
Silfy
Admin
avatar

Messages : 48
Date d'inscription : 02/05/2015

MessageSujet: Re: ⏳ Prologue ⏳   Dim 3 Mai - 22:51

Folle de rage, Cali claqua violemment la porte de son duplex. Elle l’entendait rire à gorge déployée, fier de sa blague immorale. Toujours sur les nerfs, elle entendit une minute plus tard la sonnette retentir et ouvrit rapidement la porte pour dire ses quatre vérités à ce grossier personnage.


- M. Dupont ! Sachez que je…

- Plus bas... interrompit une petite voix 


Cali baissa la tête pour voir une minuscule personne habillée comme un sac se tenir devant elle mais elle le reconnut instantanément.


- Oh, excusez-moi, je vous ai pris pour quelqu'un d’autre. Entrez, je vous en prie, répondit Cali confuse

- J’arrive un peu à l’avance mais ca devient sérieusement insupportable cette situation ! enchaina l’invité de petite taille.


Cali le conduisit dans la cuisine, où elle avait rangé la potion reçue précédemment qui lui était destinée.


- Maître nain, sachez que cette potion est très puissante et que…

- Appelez-moi Simplet, intervint le dénommé nain.

- Simplet, dîtes à votre ami de ne prendre qu’une seule cuillère à café de cette potion une fois par jour pendant une semaine et pas une de plus, sinon il risque d’y avoir quelques petits problèmes d’effets secondaires…

- Joyeux est devenu vraiment insupportable ! On se demande parfois pourquoi Prof a voulu jouer les apprentis sorciers ! Une potion qui fait pleurer, quelle idiotie. Surtout que maintenant, la maison est devenue une vraie piscine ! Et en plus, avec le caractère de Blanche Neige… rétorqua Simplet.

- Blanche Neige ? Vous parlez bien de la jeune femme qui respecte la nature et chante avec les petites oiseaux? demanda Cali interloquée.

- Rooo, elle a changé depuis quelques temps… Depuis que le prince l’a réveillé, elle n’est plus vraiment pareille. Elle râle tout le temps, elle boit, elle tue des animaux, et puis, ses vêtements, quelle horreur ! répondit le nain dépité.

- C’est si sérieux que ça ?

- Oh oui, d’ailleurs, se pourrait-il que vous veniez chez nous pour nous aider ? Parce que là, on va vraiment finir par devenir fou, supplia Simplet le nain.

- Oui, mais ce n’est pas à moi qu’incombe la responsabilité de gérer cette affaire, il y a la brigade des contes et…

- Tous des incompétents, grommela-t-il. Nous avons bien dû nous adresser à vous pour la potion alors…

- Dans ce cas… Je passerai demain avec une amie, ca nous fera une ballade comme ça, se résigna Cali.

- Parfait ! Je vais prévenir les six autres. Ah juste par curiosité, il y a quoi dans cette potion ?

- Carotte, poivron, concombre, bave de crapauds, œuf de limandes et langues de dragons. Les ingrédients de base. Et vous, c’est étonnant, je pensais que vous seriez plus simplet, ce que raconte les frères Grimm serait faux ?

- Parce que vous croyez que je joue le simplet 24h/24 ? Et rêver pas, on est comédien, pas des malades !

- Dommage, ca revoit toute ma vision des contes. 


Après avoir raccompagné le nain Simplet jusqu’à l’entrée, la jeune femme monta à l’étage pour s’affaler sur une banquette qu’elle avait installé là. Merlin vint la rejoindre et s’allongea sur elle.


- Une grosse journée nous attend encore Merlin… Entre le journal, le voisin et les péripéties de Blanche Neige, je ne vais pas encore pouvoir profiter de ma semaine… Finalement, tu as une belle vie toi… 


Merlin poussa un petit gémissement et posa sa tête contre le ventre de sa maîtresse.


-  Il est déjà tard… Il va falloir que je m’occupe de mes potions… Je ne vais pas encore me coucher tôt moi… 


Cette jeune femme s’appelait Cali Slemens et elle n’était pas comme tous ces gens qui vivaient dans la ville de Hanau, en Allemagne. Il existe par delà la Terre un monde différent de celui-ci, Estoryana, le monde des contes. Chaque conte y vit comme il l’a été raconté dans le passé. Perrault, les frères Grimm, Anderson, tous sont originaires de ce monde en réalité. Malheureusement, toutes les histoires ne se déroulent pas forcément comme prévu quand les méchants prennent plus de pouvoirs qu’ils ne le devraient. Du coup, une brigade des contes a été créée pour veiller au bon déroulement des récits de l’enfance, mais celle ci semblait bien peu active depuis quelques temps.
Appartenir à cette organisation était un honneur et apportait gloire et considération de tous concitoyens d’Estoryana, c’est pourquoi les postes d’agents étaient extrêmement prisés et également limités. Pourtant, tous ne pouvaient accéder à ce sésame car une race était considérée comme néfaste et donc interdite par la brigade, celle des sorciers. D’après la brigade, la magie ne devrait en aucun être utilisée pour réparer les contes défectueux car les résultats pourraient être bien pires, et surtout, les sorciers étaient trop mal perçus pour qu’elle leurs fasse confiance et si l’un de ces « monstres » emplis de magie s’interposait dans l’une de ses missions, il serait poursuivi et mis hors d’état de nuire. Et malheureusement, Cali appartenait bien à une classe de sorciers, celle de la Lumière commandée par le clan Filadef. Préférant fuir dans le monde des humains pour gagner son indépendance, elle créait des potions, résolvait quelques petits problèmes mineurs et étudiait les mœurs humaines. Tout ceci n’était pas de tout repos et voilà qu’elle se retrouvait à jouer les justicières pour les sept nains.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://histoiresdesilf.forumactif.org
Silfy
Admin
avatar

Messages : 48
Date d'inscription : 02/05/2015

MessageSujet: Re: ⏳ Prologue ⏳   Dim 3 Mai - 22:57

Alors qu’elle se détendait dans un délectable bain moussant après s'être motivée pour se relever de sa banquette, elle entendit un bruit sourd provenant du couloir, comme si on avait jeté un objet volumineux et lourd. Elle n’y prêta guère attention sur le coup, mais Merlin, par ses aboiements incessant, excita sa curiosité ainsi que son irascibilité.


-   Ca, c’est encore le voisin qui s’envoie en l’air dans le couloir ! C’est plus possible ! marmonna-t-elle alors qu’elle enfilait son pyjama et enroulant une serviette autours de sa chevelure blonde. 


Elle décida de se rendre sur le lieu du délit, mais à sa grande surprise, elle ne vit personne. Elle avança un peu jusqu’à ce qu’elle entende un petit gémissement. La sorcière fut terrifiée par le spectacle qui s’offrait à ses yeux. Foy Dupont gisait sur le sol, couvert de blessures apparemment portées par un objet contondant à première vue. Quand il réussit à ouvrir les yeux, Cali se pencha pour lui demander de rester calme mais au lieu de ça, il se mit à hurler. Au début, elle pensa que c’était dû à la douleur, mais elle se rendit compte que sa terreur était due à la surprise de la voir. En effet, elle ressemblait à cet instant plus à un alien qu’à un humain avec son masque pomme-menthe qu’elle avait omis d’ôter. Alors qu'il perdait connaissance, elle se décida de l’emmener dans son appartement pour le soigner. Elle n’avait peut être pas beaucoup d’estimes pour lui, mais il lui était totalement impensable de laisser un homme baigner dans son propre sang et ne rien faire.
Avec un soupçon de magie et de potions douteuses, elle guérit ses plaies après l’avoir dévêtu préalablement. Vus les coups portés, son agresseur devait vraiment lui en vouloir au point de le tuer, peut être une femme qui n’avait pas voulu tomber entre ses griffes pensa la jeune sorcière immédiatement… Le voyant profondément endormi, elle se démaquilla et se recoiffa avant d’aller dormir sur le canapé puisque elle lui avait laissé gracieusement son lit. En repassant devant sa chambre, elle s’y attarda un instant pour s’assurer que tout aller bien, mais elle ne put m’empêcher de rester quelques minutes à son chevet, le trouvant assez craquant endormi comme une princesse. Son visage était paisible, il ne souffrait plus, Cali avait du mal finalement à croire que cet homme couché dans son lit était aussi exécrable dans la réalité.


Quand Foy se réveilla, la première chose qu’il lui soit venu à l’esprit était: « Mais où est ce que j’ai débarqué ?? » Une chambre rose de chez rose, une ambiance de fille, il n’avait absolument plus souvenir de ce qui s’était passé, excepté un alien dans le couloir… Et puis, il était en sous vêtement… Avec qui avait-il passé la nuit ? Quand il sortit de la chambre, il fut stupéfait par la déco, l’ambiance urbaine était très prononcée, et assez étrange, des énormes stickers unissant les deux étages du duplexe collés sur un mu en briquette, des lumières artificielles rappelant celle des lampadaires la nuit. S’approchant de la balustrade du couloir de l’étage, il aperçut une silhouette féminine en contrebas. Complètement perdu, il chercha en vain ses vêtements, et une fois qu’il jeta l’éponge sur mission, il constata qu’en plus de ses vêtements, il ne portait plus aucune blessure de la veille. Comment est ce possible se demanda-t-il.
En descendant au premier, il constata une chevelure blonde endormie sur le canapé serrant un gros nounours contre elle, ce qu’il trouva plutôt ridicule et en même temps très touchant. Il supposa à forte raison que c’était elle qui l’avait soigné. A ses yeux, il s’agissait d’un très joli brin de fille, du moins physiquement parlant parce qu’il ne voyait absolument pas son visage. Soudain, la peluche glissa de côté dévoilant son front, ses paupières, son nez, et enfin ses lèvres pulpeuses. A sa grande surprise, il s’agissait bien de sa voisine, la jeune Cali Slemens. Alors qu’il s’approcha du canapé pour rejoindre la sortie, Merlin émit un léger aboiement. Foy lui caressa la tête pour le calmer et qu’il évite ainsi de réveiller sa maîtresse. Une fois le chien calmé, Foy en profita alors pour filer à l’anglaise, laissant dormir dans un profond sommeil son infirmière d’un soir. Toutefois un plus gros problème se posait à Foy car il espérait désespérément qu’il n’y ait personne dans le couloir parce que se balader en boxer n’était pas réellement une excellente chose vis-à-vis du voisinage et puis le jeune homme avait quand même sa dignité a préservé, si tant est qu’il lui en resté.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://histoiresdesilf.forumactif.org
Silfy
Admin
avatar

Messages : 48
Date d'inscription : 02/05/2015

MessageSujet: Re: ⏳ Prologue ⏳   Dim 3 Mai - 23:08

Lorsque Cali se réveilla au petit jour, elle constata avec déception que le voisin n'était plus là. Malgré tous les soins qu’elle lui avait prodigués, elle restait tout de même inquiète pour lui, et très curieuse également. Après tout, il avait reçu de bien mortelles blessures. Elle décida de se rendre de ce fait à son appartement pour obtenir des nouvelles et en ouvrant la porte, elle tomba nez à nez sur une boite de chocolat au lait fourré à la noisette de sa marque préférée. Ca ne pouvait provenir que du voisin, pour la remercier de l’avoir aidé, pensait-elle crédulement. Elle se résigna alors à le laisser tranquille, de toute manière il lui restait encore beaucoup de travail à effectuer comme convaincre Lucca de l’accompagner à Estoryana, ce qui n’allait pas être une partie de plaisir.

***

En sortant de sa douche, Foy surprit Madame Mime attaquait son papier peint pour sa ration de croquettes matinale. Foy avait reçu cette magnifique féline noire en cadeau dès sa naissance par sa mère, la seule personne dans sa famille qui lui manquait réellement. Cet homme s’appelait Foy, 24 ans, célibataire, le plus jeune d’une famille fortunée de trois enfants, et pourtant, il devait posséder l’héritage complet de sa famille et prendre la tête du clan lorsque son père passerait de vie à trépas. Néanmoins, pour que cette vérité s’accomplisse, il devait au préalable faire ses preuves et une mission lui fut dès lors affectée. Il se devait de la réussir à tout prix s’il souhaitait devenir le leader, et recevoir le respect de ses pères.

Après avoir passé un vieux jean, une chemise dernier cri d’un des plus grands couturiers parisiens, coiffé ses cheveux courts noir de jais, il consentit enfin à nourrir Madame Mime qui s’était lassée d’abimer les murs du couloir. Alors qu’il finissait de beurrer ses biscottes, un roulement de porte glissante s’ébruita depuis sa chambre. Foy se doutait bien de qui il pouvait s’agir, mais mieux valait prendre ses précautions, ouvrant alors la porte doucement, se préparant à l’éventualité d’un quelconque agresseur, mais son doute fut vite dissipé à la vue de la silhouette élégamment étendue sur son lit.


-  Sympa la déco et bien confortable ce lit, je pense que je viendrai plus souvent te rendre visite avec un ami pour en profiter ! dit une jeune femme d’une voix douce et séduisante.

- Félonie, que me vaut l’honneur de ta visite ?

- Ne fais pas semblant d’être heureux de me voir Foy, je te connais plus que tu ne le crois !

- Pourquoi ne serais-je pas ravi d’accueillir mon adorable grande sœur si discrète dans ses entrées et si délicates !

- Peut être parce que je te dis souvent des choses que tu ne souhaites pas entendre, comme des nouvelles de Père par exemple, insinua Félonie 


Félonie était la grande sœur dynamique, enjôleuse et sarcastique de Foy. Ses long cheveux noirs valorisaient les traits de son visage et laissaient ressortir ses captivants yeux marron. Foy l’aimait beaucoup, mais à petite dose, parce qu’elle avait l’art de demander quelque chose à chacune de ses visites, et le plus souvent, il s’agissait d’argent.


-  J’ai appris ta bavure d’hier soir. C’est un miracle que tu sois encore vivant, enchaina la jeune femme dont l’attitude était beaucoup moins amicale.

- Ce n’était pas une bavure, mais un piège. Et comment es-tu déjà au courant ?

- Tu oublies que je suis responsable des informations. En tant que chef-espionne du clan, je suis forcement la première au courant de tout ce qui se trame dans ta petite vie, espèce d’imbécile !

- Tu me surveilles maintenant ?

- Non, du moins, pas officiellement, mais je ne veux pas que mon petit frère soit retrouvé mort au premier carrefour.

- Ils étaient trop nombreux, mes deux informateurs n’avaient aucune chance contre eux. Et moi, j’ai eu de la veine de réussir à les semer. Heureusement que la voisine m’a soigné…

- Encore une de tes conquêtes ? ironisa Félonie

- Mais non enfin! protesta son petit frère. Mais ça devient de plus en plus dur de travailler correctement. Surtout depuis que tes hommes et toi avaient voulu jouer les héros en assassinant des Filadelf il y a trois jours !

- Ne remue pas le couteau dans la plaie, veux-tu, petit navet ! Plusieurs de mes hommes sont portés disparus à l’heure qu’il est à cause de ses criminels de Filadelf, ce n’était que justice ! Mais il n’est pas question de moi mais toi, Foy. Ton échec a laissé des traces, Père est fou de rage et Mère s’inquiète pour toi.

- Rassure là, il ne m’arrivera rien.

- Il faudra plus que des mots pour effacer sa peur, Foy… Es-tu sûr de ne pas souhaiter revenir à la maison ?

- Pas tant que je n’aurai pas rempli ma mission ! coupa-t-il. Avant l’attaque, mes deux informateurs m’ont confirmé que la fille aurait bien 24 ans et serait accompagné d’un serviteur. Je devrais avoir plus d’informations à ce sujet par Eleane.

- Eleane ?? Elle travaille encore pour toi ? s’étonna Félonie

- Bien sûr, répondit Foy, c’est la plus qualifiée, et puis, elle est là seule en qui je puisse réellement avoir confiance.

- Je vois que tu sais ce que tu fais, je vais prévenir Père, il sera ravi d’apprendre que tu prends cette mission très au sérieux. Bon, je dois retourner à mon travail. Avec l’accroissement de la puissance ennemie, je n’ai jamais eu autant de boulot ! Alors que nous passions par une période d’accalmie, j’ai bien l’impression que la guerre est de nouveau en marche et que de grandes batailles s’annoncent… 


Foy sentait bien que sa sœur Félonie s’inquiétait fortement de l’issu de cette guerre. Elle qui ne craignait rien ni personne, pas même leur Père, elle laissait pourtant percevoir autant de tensions en elle que s’en était inquiétant.


-   En tant que membre de la brigade des contes, je suppose que tu seras l’un des moins exposés aux attaques magiques. Mais, fais attention à toi petit frère.

- Je te l’ai dit, il ne m’arrivera rien, insista Foy. Et puis, vu comment bouge la brigade en ce moment, je ne risque pas grand-chose ! 


Il s’assit sur le rebord du lit, attendant une autre leçon de la part de sa sœur unique et préférée, mais elle ne dit rien, elle le regarda et lui sourit simplement. Puis, elle ouvrit la penderie et se glissa à l’intérieur. Soudain, elle fit demi-tour, se pointa devant son petit frère et l’embrassa sur le front, comme s’il n’était encore qu’un gamin, et de son sourire le plus angélique le ramena à la dure réalité 


- Je suis fauchée en ce moment, tu ne pourrais pas me prêter un peu d’argent ? 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://histoiresdesilf.forumactif.org
Silfy
Admin
avatar

Messages : 48
Date d'inscription : 02/05/2015

MessageSujet: Re: ⏳ Prologue ⏳   Dim 3 Mai - 23:35

Une fois qu’elle fut partie, s’envolant par la penderie, après avoir préalablement vidé son portefeuille, Foy saisit sa veste et sortit de l’immeuble pour son rendez vous avec la fameuse Eleane. Elle l’attendait dans le parc pour enfants, au sud de la ville. Sous son sourire radieux se cachait en réalité une carapace de silence quasiment indestructible. Discrète, mystérieuse, naïve et un peu froide, Eleane était espionne au même titre que Félonie, mais cette fois ci, au service personnel de Foy. Sa famille avait toujours travaillé au service de de celle de Foy jusqu’à ce que le patriarche décide de se passer de ses services. Évidemment, cela signifiait, dans le langage du paternel du jeune homme, se débarrasser d’eux définitivement. Eleane aurait dû disparaître avec ses parents mais la mère de Foy l’ayant protégé, elle resta au service du jeune maître. Elle lui était tellement dévouée qu’elle aurait risqué sa vie pour lui. Mais depuis que Foy avait rejoint l’équipe de la brigade des contes, elle ne cessait de l’espionner,  oubliant parfois sa véritable mission.

-  Maître, je suis heureuse de vous revoir, balbutia Eleane

- As-tu du nouveau concernant notre affaire, Eleane ?

- Oui, la jeune femme que vous recherchez voyagerait en ce moment même dans Estoryana en compagnie d’un homme. Ce serait un de ses gardes du corps mais je n’en ai pas encore eu confirmation. J’ai également réussi à réunir quelques informations intéressantes la concernant, plus particulièrement sur son enfance. Je crois que cela me sera très utile pour retrouver l’héritière du clan Filadelf. Néanmoins, toujours rien concernant son prénom, son apparence physique ou encore les pouvoirs dont elle est dotée. La seule certitude est qu’elle a à l’heure actuelle 24 ans… Je suis désolée de mettre aussi longtemps pour découvrir sa véritable identité, Maître. J’accepterai ma punition.

- Nous sommes près du but, j’en suis persuadé… avança Foy. 


L’unique héritière de la famille Filadelf, la fille unique du Roi sorcier de la Lumière… Nul ne connaissait ni son prénom, ni son apparence. La seule certitude était qu’elle était aujourd’hui une jeune femme de 24 ans. Autant chercher une aiguille dans une botte de foin… Depuis un an et demi, Foy la recherchait désespérément sans savoir par où commencer. Mais de plus en plus d’informations se cumulaient au fil du temps, et il espérait bien toucher au but.


- Merci Eleane, termina-t-il. Ton aide m’a été précieuse, comme toujours. Je voudrais que tu continues à entreprendre des recherches sur cette jeune femme, mais également sur nos ennemis qui résideraient à Hanau. Fais attention, ils sont très dangereux, j’ai faillit y laisser ma vie hier soir. 


Un soupçon d’inquiétude dans son regard la trahissait, elle qui ne dévoilait jamais ses sentiments, pourtant Foy ne voyait rien, trop absorbé par les révélations sur la nature de la fille Filadelf. Il se leva afin de regagner son domicile et laissa Eleane en plan. Entre la mission que lui avait confiée son paternel et celles de la brigade des contes, Foy ne savait plus trop où donner de la tête. Néanmoins, il lui fallait rejoindre le monde d’Estoryana pour le compte de la brigade et également pour affaire. Cependant, il n’aurait jamais cru que son retour dans son vrai monde aurait autant de conséquences sur le reste de sa vie.

***

Eleane regarda son maître s’éloigner d’elle la peur au ventre. Lui si bon et généreux envers elle, aurait pu mourir, et elle n’avait rien fait. Elle aurait pu panser ses blessures, le protéger, mais elle avait échoué, elle était restée seule glanant une quantité médiocre d’informations concernant la jeune fille du clan Filadelf. Elle l’observa saluer les jeunes femmes ordinaires de son air enjôleur et charmeur alors qu’il n’avait jamais dénié lui adresser le moindre regard. Ces enfants qui couraient dans ce parc la faisaient rêver, et elle s’imaginait jouant avec sa propre progéniture imaginaire accompagné de l’homme de ces rêves.

« Pauvre de moi, pensa-t-elle, le seul homme que je respectais ne présenterait-il que de l’indifférence à mon égard ? Qu’importe, moi, Eleane, moi qui n’ais plus de nom, ai décidé de vouer mon existence à protéger mon maître, même si pour cela je dois abandonner mes rêves et  ma vie, car sans lui, je ne serai plus rien.»
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://histoiresdesilf.forumactif.org
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: ⏳ Prologue ⏳   

Revenir en haut Aller en bas
 
⏳ Prologue ⏳
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Gran Turismo 5 Prologue - PS3
» prologue
» Prologue :P
» petit prologue
» Beauty and the Beast : Prologue pour Piano

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Histoires d'une Sylphide :: Mes Histoires :: Les Temps Contés-
Sauter vers: